marți, 12 aprilie 2011

Une partie

On dira que la vie a commencé ce jour-là : le jour ou où j’en suis partie ; le jour ou où j’y suis arrivée. C’est ce jour-là où j’ai eu l’idée de comment se passent quelques minutes pour une personne aveugle. Bien sûr j’avais ma vue intacte et aussi mon imagination. Mais je ne pouvais pas m’imaginer comment était la vie en France mais surtout comment allait être ma vie en France.
 J’avais le billet d’avion dans ma main et mon sac à dos était plein de guides, de dictionnaires et de cartes sur la France et sur Bordeaux ; même comme ça j’ai eu le sentiment d’un rêve. C’était pour moi la première fois que je partais de la maison toute seule pour une période si longue.
            C’était très difficile car je n’ai pas eu le vol direct jusqu’à Bordeaux. D’abord j’ai pris l’avion jusqu’à Beauvais où je suis allée  pour la première fois. Pour aller à Paris j’ai pris l’autobus. En une heure et demie approximative et demie à peu près, je suis arrivée à Paris et après encore une demie heure je suis arrivée en métro à la gare Montparnasse et c’est là que les choses ont commencé à devenir plus compliquées. C’était la première fois que j’allais en France.  Je me suis trouvée dans une gare comme je n’en avais jamais vu. C’était énorme et le pire était que je n’avais pas de billets.
J’étais avec 3 autres filles mais aucune ne savait ce qu’il fallait faire. On a commencé: chacune de nous a demandé à des jeunes s’ils savaient parler anglais parce qu’à ce moment-là on ne se sentait pas encore à l’aise pour exercer notre français surtout que les informations étaient d’une importance capitale. Entre temps les filles qui ont eu une autre destination que Bordeaux ont disparus et moi je suis restée avec ma compatriote qui n’avait aucun sens de l’orientation. Cette expérience nous ayant permis de mettre en place différents mécanismes qu’ils soient de défense ou d’affrontement.
 On rigole ; on s’énerve tout en essayant de trouver une solution. A la fin on a réussi à acheter les billets et de nous embarquer dans le TGV qui allait nous amener à Bordeaux.
            C’était étonnant de voir comme dans une telle situation il y a toujours quelqu’un de très généreux avec soi, qui ne va plus tenir compte des minutes qui passent et qui va demander « Mademoiselle ça va ? Vous avez besoin d’aide avec votre bagage ? ». Pour moi ce voyage a été sans cesse une démonstration de bienveillance, de générosité et d’élégance de la part du peuple français. Un autre épisode qui vient illustrer ces comportements bienveillants s’est passé dans le TGV, quand un monsieur nous a offert son aide  à moi et  ma compatriote, avec le bagage et aussi avec les billets pour le tram ; il nous a acheté les billets sans vouloir que nous lui rendions l’argent, malgré notre insistance. De sa propre initiative il a même parlé à deux filles afin de nous accompagner  jusqu’au village où nous devions loger. Le miracle a continué car les filles nous ont aidées à nous loger : monter nos bagages au 3ème étage ; et comme si ce n’était pas suffisant elles nous ont invitées chez elles pour dîner.
Apres un dîner très agréable je suis rentrée dans ma chambre et j’ai essayé de trouver de la place pour mes affaires.  Ma chambre est tout petite mais je m’y suis habituée et maintenant je me sens comme dans ma propre maison. J’ai essayé de créer une bonne ambiance et dans cette idée j’ai commencé à peindre des fleurs sur le mur au dessus de mon lit.
 Le lendemain cela a été la continuation de cette belle histoire car nous sommes allés tous les quatre à l’Eglise du Sacré Cœur pour la messe de dimanche.
            En regardant en arrière on pourrait sans doute dire que j’ai eu la chance, mais il ne faut pas oublier que c’est nous qui sommes responsables de tout ce qui se passe dans notre vie. J’ai eu la chance de rencontrer des personnes très ouvertes et bienveillantes qui sont responsables par leur comportement et que je remercierai toujours, et que je veux prendre comme modèles.
            Et pour finir je veux garder mes idées de la responsabilité  de coté, et je veux conseiller à mes chers lecteurs de ne pas oublier, quand ils voyagent, de prendre avec eux leur sourire et leurs bonnes manières qui vont remplacer sans doute toutes les cartes et les guides touristiques … mais pas forcément leur niveau en langues étrangères.

Niciun comentariu:

Trimiteți un comentariu