La partie la plus importante de ma vie à Bordeaux est bien sûr liée à mes études, à ma vie étudiante, car c’est pour mes études que je suis venue.
D’abord quand je suis arrivée à Bordeaux je me sentais très à l’aise, comme si j’étais en vacance, et je me suis même mise à prendre toute cette expérience comme quelque chose de très amusant : comme une petite escapade, comme une fugue de tout ce que j’étais et de tout ce que je connaissais. Il était vraiment naïf de ma part de croire que cela était possible, car ma motivation la plus profonde, qui est de devenir un bon psychologue, a été tout suite mise en branle par ce que j’ai découvert dans le système d’enseignement français : le déroulement des choses est très différent par rapport au système roumain, et il offre beaucoup d’avantages pour les étudiants.
C’était très difficile au début, parce que je n’avais aucune idée du mode de fonctionnement de ce système. Tout était nouveau: les unités d’enseignement, les travaux dirigés, les conditions de validation de chaque UE, etc. Chaque fois, quand je me remémore mes premiers jours à l’université, je me souviens de tous les problèmes administratifs possibles inhérents à une vie étudiante Erasmus. J’avais beaucoup de choses à faire et 24 heures n’étaient pas suffisantes pour moi.
Parce qu’il fallait que je commence quelque part, je me suis présentée au secrétariat de psychologie pour savoir quelles étaient les choses les plus urgentes à faire pour mon dossier. J’ai été très étonnée de voir avec quelle gentillesse et quelle patience m’a accueillie la secrétaire, madame Mayet. Elle m’a renseignée sur les choses à faire afin de ne pas avoir de problèmes en ce qui concerne mon contrat pédagogique. Elle m’a dirigée aussi vers le bureau des relations internationales et vers la Scolarité pour faire ma carte étudiant. La partie la plus compliquée de cette histoire a été le contrat pédagogique car il a fallu que je choisisse les mêmes cours que mes collègues en Roumanie allaient suivre. Pour y parvenir, j’ai été obligée d'analyser en profondeur l’offre d’enseignement et de prendre un rendez-vous avec monsieur Olivier Grondin, le responsable des étudiants Erasmus. Encore un fois j’ai eu le plaisir de rencontrer une personne très impliquée dans son travail, qui a eu la patience de répondre à toutes mes questions administratives.
Tous ces aspects sont devenus à un moment donné assez frustrants pour moi, car je n’ai vu presque aucune ressemblance entre le système universitaire français et le système universitaire roumain. A ce moment-là, les uniques points communs entre les deux systèmes étaient les contenus des cours et les travaux de fin d’année.
Mais rien n’est sans solution. Avec une motivation forte et une stratégie d’adaptation face au nouveau, tout peut devenir une expérience très enrichissante. Petit à petit j’ai commencé à comprendre le système et je m'y suis intégrée. Mon emploi du temps est devenu plus clair pour moi. Il était très chargé, car comme je suis étudiante Erasmus j’ai le droit de choisir les cours à suivre, et j’ai choisi des cours de Master 1 et Master 2. Je n’ai eu aucun jour libre pendant la semaine, et mes week-ends étaient aussi très chargés.
Il y avait aussi des choses que j’ai beaucoup aimées et qui m’ont aidées à m'échapper un peu de la réalité administrative qui très souvent m’a fatiguée. J’ai adoré la cour d’honneur et le fait que je pouvais y prendre mon repas. J’ai aussi beaucoup aimé les terrasses en haut du bâtiment où je suis restée au soleil pendant les pauses de cours. La bibliothèque m’a fascinée depuis le début car j’aime la fourniture et l’odeur des vieux livres. Très vite, ce lieu où les étudiants restent ensemble sans rien dire afin de découvrir telle ou telle pensée des plus grands écrivains est devenue ma deuxième maison.
En somme, je peux dire que ma rentrée à l’université de Bordeaux s’est très bien passée. Chaque jour a représenté un exercice de vie qui m’a permis de me développer, de construire une réalité, ma réalité, avec un réseau social, avec une vie étudiante chargée, avec mon travail. Cette période-là a été surtout un exercice de connaissance de soi qui m'a permis de découvrir une partie de moi jamais explorée. Je suis très contente et reconnaissante pour tout ce que j’ai vécu.
Niciun comentariu:
Trimiteți un comentariu