duminică, 15 mai 2011

Mes cours et mes stages


          Comme je suis étudiante Erasmus, je n’avais aucune idée de comment et où se dérouleraient mes cours. D’abord je n’étais pas sure s'il fallait faire ou non un stage. Petit à petit, la réalité universitaire a pris forme.
J’ai tout de suite compris que j'étais très chanceuse car j’allais étudier dans le plus beau bâtiment du système d’enseignement  bordelais, où se trouve une des plus belles bibliothèques du continent européen. J’ai été très heureuse de voir  que les salles de cours étaient aussi très bien équipées. Les heures passées en compagnie de mes nouveaux professeurs étaient comme des instants de beaux rêves, c’était tout ce que j'avais pu  souhaiter. Même si tout d’abord il m'a été très difficile de suivre les cours à cause de mon niveau de français qui était très mauvais, la reconnaissance d’être là m’a beaucoup aidée pour y parvenir.
Ensuite, j’ai eu mon contrat pédagogique signé par les deux établissements : l’Université de L’Ouest de Timisoara et l’Université Bordeaux II Victor Segalen; j’ai commencé à chercher un stage car désormais j'étais sure qu'il me fallait en faire un. Pour moi le stage n’était pas du tout obligatoire mais je me suis dit que c’était une expérience pratique très importante, surtout qu'en Roumanie la pratique des futurs psychologues n’est pas assez bien organisée. Mais au moment où j'ai cru que ma vie était devenue beaucoup plus simple, en réalité c’est là qu'elle est devenue beaucoup plus compliquée. Chaque jour je suis entrée dans différents hôpitaux ou unités de soins pour me renseigner sur les disponibilités des  lieux de stage et pour déposer  mon Curriculum Vitae, ma lettre de motivation, et ma recommandation. Chaque jour je me suis entraînée mais je n’ai  pas eu aucun résultat. Cette période a été une bonne occasion de tester la validité du dicton « L’espoir est décédé le dernier », car au moment où j’ai voulu renoncer j’ai reçu la réponse d’une psychologue qui travaille dans le prestigieux hôpital psychiatrique Charles Perrens. A partir de ce moment-là, j’étais sûre d'avoir un lieu de stage, ce qui m'a  rendu très heureuse. En dépit du fait qu'il s'agissait simplement d'un stage d'observation, j’ai appris beaucoup de choses. C’est une expérience qui m'a beaucoup aidée, car cela m’a permis de m’ancrer dans la réalité du travail d’un psychologue.
Le stage est vite passé, et les cours aussi. Les examens approchaient à grands pas. C’était la période la plus difficile pour moi car ma façon de me préparer aux examens  n’était pas du tout compatible avec les modalités française d'évaluation. Habituellement  je me prépare seulement pendant les jours de session, en dehors de ça je vais seulement aux cours; cela est possible car nous ne passons qu'un examen par jour et qu'entre chaque examen nous avons deux ou trois jours de libres. Là, c'était impossible. J’ai essayé de rester calme et de faire tout mon possible pour y arriver.
J’ai été très déçue quand j’ai fait appel à mes collègues français pour leur demander les cours qui me manquaient. Bien que ce soit eux qui se soient offerts de m’aider en cas de besoin, ils me l’ont refusé. Pour moi, leur réaction est incompréhensible. J’ai pris en compte le fait que je pouvais être vue comme une possible adversaire, mais cela n’était pas logique car mon statut d’étudiante Erasmus ne le permettait pas. Même dans ce cas je ne peux pas le comprendre, surtout quand je pense que nous sommes de futurs psychologues.
            Le temps a filé, et je me suis trouvée à attendre les résultats des examens. Après une période durant laquelle les 24 heures ne me suffisaient pas, la journée a commencé à devenir plus longue. Finalement j’ai reçu les résultats, et même si tout le monde me disait que j’avais de très bonnes notes je n’étais pas satisfaite, car je n’étais pas habituée à ce système de notation.
            C’est pendant les examens que j’ai compris l’importance des cours de français. C’est forcément à ce moment-là que je me suis rendue compte de tout le progrès que j’avais fait et de toutes mes lacunes.
            Le temps est passé trop vite à Bordeaux et je commence déjà à ressentir de la mélancolie. Il est certain que ça a été la période la plus enrichissante de ma vie, et je souhaiterai que s'éloigne le moment de mon départ. J’adore cette ville et tout ce que j’ai vécu ici.
Je vous conseille, à vous qui souhaitez goûter la vie étudiante à Bordeaux, de très bien planifier vos activités et de faire tout ce qu’il faut en son temps. Ici chaque instant peut devenir un très beau souvenir et cela dépend surtout de vous.


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